JustUsBoys.com gay porn forum

logo

Results 1 to 7 of 7
  1. #1

    (Intermède) PAS COMME LES AUTRES

    Premier âge



    Depuis l’âge de sept ans, je sais que je suis hétéro. En fait et évidemment, je n’en avais pas conscience. Même si j’avais alors atteint ce que l’on nomme l’âge de raison ! D’aussi loin que je me rappelle, j’étais en effet en vacances chez mes grands-parents quand cette année-là, l’année de mes sept ans donc, en face de leur maison, il y avait une épicerie et la personne qui la tenait était une femme que je trouvais alors super canon ! Je ne me lassais pas de la regarder s’activer devant sa devanture. Ce n’est que plus tard que j’ai fait le rapprochement entre mon attirance pour les femmes et cette commerçante qui me fascinait quand j’étais petit…

    A l’école, je préférais jouer avec les garçons plutôt qu’avec les filles. Tous les autres de ma classe passaient leur temps avec les filles à la récré ; moi, non. J’avais déjà conscience que ce n’était pas là une attitude « normale » : j’aurais DÛ jouer avec les filles dans la cour d’école, comme tout le monde ! mais non. Moi, c’était la compagnie des garçons qui m’intéressaient. Les plaisanteries bien grasses, les crasses faites aux filles – leur tirer les cheveux, les bousculer, les faire tomber par terre, …leur soulever leurs jupes même !! – et pas faire des jeux sensibles et délicats avec elles… Non. La marelle, le jeu de l’élastique, les poupées, jouer à la marchande, tout ça ne me disait rien. Moi, je préférais les camions de pompier, les petites voitures, la boxe, la bagarre.

    Au collège, avec la sexualité naissante de l’adolescence, je me suis mis à guigner les filles qui se déshabillaient dans le vestiaire de gym. Oh, l’air de rien, de ne pas y toucher… Je prenais plus de temps pour me changer pour mieux traîner dans le gymnase. Je ne disais rien, je ne faisais juste que regarder, à la manière d’un bigleux, avec le regard de travers. J’aimais bien quand les filles posaient leurs jupes et se retrouvaient en petites socquettes et en culottes. Elles bavardaient gaiement sans se soucier du regard des autres ; elles n’éprouvaient aucune gêne. J’emmagasinais des images et le soir, seul, dans mon lit, je me les remémorais et ça me faisait bander et j’en profitais pour me branler.

    Un dimanche après-midi, chez les amis de mes parents, j’ai proposé à leurs enfants, un garçon et une fille, de jouer au docteur. Je ne voulais bien évidemment pas jouer avec le garçon, mais avec sa grande sœur. Mais nous ne pouvions pas nous en débarrasser comme ça : il fallait intégrer ce petit morveux dans le jeu. Alors, on prétextait du secret médical pour fermer la porte de la chambre pendant le « temps de la consultation ». C’est comme ça que j’ai touché le premier sexe féminin de ma vie. Ca a été une expérience marquante. On a remis ça plusieurs fois par la suite, en douce de nos parents respectifs, à chaque fois qu’ils se réunissaient pour faire la fête ensemble.

    Au lycée, j’étais le seul de ma classe à ne pas avoir de petits copains. Tous les autres mecs sortaient avec des garçons, sauf moi. J’étais solitaire. Evidemment, je ne pouvais pas leur avouer que moi je n’étais pas comme eux ; moi, je n’aimais pas les garçons, j’aimais les filles. Horreur ! A l’époque, les mœurs n’étaient pas si ouvertes que maintenant – encore que maintenant le sont-elles tant que ça ? Toujours est-il que je ne fréquentais personne. Juste un copain avec qui j’avais sympathisé en début de terminale. Lui redoublait, il était nouveau dans la classe (on se suivait pratiquement tous depuis la seconde). Au bout de quelques semaines on s’est assis côte à côte à la même table et on a fini scotchés tous les jours de cette année-là, l’un à l’autre, à rire et à plaisanter et à imiter les profs entre nous. Evidemment, ce n’était pas mon amoureux ; mais notre complicité faisait croire à tous que nous sortions ensemble. Ca me procurait une couverture vis-à-vis du reste de la société – camarades de classe, parents, famille… – pour eux tous, je n’étais pas bizarre puisque je sortais avec un garçon. Pas de quoi s’inquiéter, pas de quoi s’interroger sur ma sexualité : je n’étais pas « anormal », je faisais comme tout le monde à cet âge : je m’amusais avec un garçon !

    Parallèlement, j’en profitais pour lire – en douce – les magazines érotiques qui présentaient des filles à poil. Je savais que ça existait mais je n’osais pas trop en acheter : ils étaient disposés en rayon tout au sommet des étagères, là où celui qui va se servir est tout de suite repéré… Alors je rongeais mon frein. Avant l’âge d’Internet (si, si, c’est une période qui a existé), il était plus difficile de voir des femmes nues librement. Il fallait soit acheter des magazines « spécialisés », soit emprunter des cassettes vidéos pornos – dans des sex-shops – soit feuilleter à la Fnac des livres sur la photographie traitant du nu féminin… Autrement dit, ce n’était pas gagné d’avance d’assouvir ses penchants « déviants ».

    Je suis passé par des hauts et des bas, pendant ma première année de fac. Je n’arrivais pas à rencontrer quelqu’un. J’ai essayé de fréquenter le « milieu » : la communauté des hétéros qui n’avaient pas honte de s’afficher publiquement avec une femme. Mais je n’étais pas franchement doué pour ce genre de revendication publique et la petite ville dans laquelle je vivais n’avait pas franchement de quartier ouvertement straight. Les gens se voyaient surtout le soir, dans un endroit reculé, où ils s’y donnaient rendez-vous. Je trouvais ça plutôt glauque et puis il fallait justifier auprès de mes parents ces sorties nocturnes à l’autre bout de la ville… Trop compliqué.

    J’ai tenté pendant un temps de changer de sexualité. Je me suis beaucoup posé de questions. Je voulais à tout prix être dans la norme, comme les autres, faire comme tout le monde : avoir un petit copain, vivre maritalement, adopter un chien, partir en vacances loin, souvent, à l’étranger… Je me suis même inscrit dans une agence matrimoniale, histoire de rencontrer l’âme frère que je n’arrivais pas à me dégotter par moi-même, incapable de draguer tout seul. Au bout de la quatrième rencontre d’un mec que je trouvais tout aussi peu attirant que les trois précédents, j’ai cessé de répondre aux propositions de l’agence. Ca m’a coûté plus de 6.000 francs (de l’époque des francs… c’est-à-dire la préhistoire !).

    J’ai failli me suicider. Pourquoi est-ce que j’étais comme ça ? Pourquoi fallait-il que j’aime les filles et pas les mecs ? Pourquoi moi ? Je suis passé par des moments de déprime, de cafard, où je broyais du noir à longueur de journées, de soirées, de week-ends. Le week-end surtout. Quand les copains sortent tous en boites avec leurs mecs et que je suis le seul à jouer les célibataires. Quand ils sont tous là à se rouler des pèles, à se prendre par la main, à se bécoter sans arrêt et que je suis comme un con à les regarder, envieux, désespéré de ne pas pouvoir afficher au grand jour ma différence – pouvoir flirter moi aussi, mais avec une fille, c’est toute la nuance !

    Et puis un jour, j’ai décidé de faire mon coming out. J’avais lu ce truc dans un magazine pour hétéros que j’avais acheté chez un marchand de presse dans le hall de la gare de Lyon, tandis que je rentrais de voyage après avoir passé un concours loin de chez moi. J’avais pris mon courage à deux mains et, après avoir bien réfléchi, j’en étais arrivé à la conclusion qu’en achetant cette presse dite licencieuse et même si je devais subir les éventuels regards réprobateurs des autres clients, je ne risquais pas grand-chose : j’avais peu de chance de croiser quelqu’un de mes connaissances qui pourrait me surprenant en train de feuilleter Téton. C’est là que j’y ai lu l’article sur le coming out, ces hétéros qui décidaient de tout révéler à leurs parents ; les conséquences que cela pouvaient avoir sur leurs relations avec leur famille, leurs amis, leurs collègues de travail, le soulagement, ce qu’ils appelaient « la sortie du placard ».

    Alors, je me suis lancé. Un dimanche à midi, j’ai décidé de tout révéler. J’avais le cœur qui battait la chamade. J’avais l’appétit coupé. Je ne savais pas comment m’y prendre. Je tournais et retournais les mots, les phrases dans ma tête, changeant les approches, réécrivant les répliques, imaginant les réactions. Et puis, au moment du dessert, c’est venu tout seul, d’un coup : « – Papa, maman, j’ai quelque-chose à vous dire. (silence) Voilà, je suis hétéro. »

    Mon père a pâli. Ma mère a blanchi. Elle tenait le saladier de mousse au chocolat. Il lui est tombé des mains. Elle est restée les bras ballants, elle l’a regardé se fracasser sur le sol, éclater en mille morceaux, le chocolat faire un grand floc ! éclabousser ses collants, ses chaussures, le bas de sa robe. Elle s’est mise à trembler. Comme ça. Sans raison. Comme si le froid polaire s’était soudainement abattu sur la maison, en plein été. Elle a éclaté en sanglots. Alors mon père a viré au rouge. Il m’a crié dessus : « – T’as pas honte ! Dis, mais t’as pas honte ! Tu fais pleurer ta mère ! T’es fier de toi ?! Mais qu’est-ce qu’on a fait, bon Dieu, mais qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? Je sais pas c’qui m’retient de … » en levant la main sur moi, dans un geste qu’il s’est toutefois retenu de poursuivre. Il s’est assis, de guingois, s’est retourné sur sa chaise, regardant ma mère qui sanglotait toujours, recroquevillée sur elle-même. Il s’est relevé. Il m’a regardé, l’œil mauvais, et il m’a craché entre ses dents : « – Tu n’es plus mon fils ! C’est plus la peine de remettre les pieds ici ».

    Je ne comprenais pas. Nous sommes tous des êtres humains, nous aspirons tous à l’amour. Nous ne choisissons pas les uns – la majorité – d’être homos, les autres – un dixième de la population paraît-il – d’aimer le sexe opposé. Moi, en tout cas, je n’ai pas choisi de préférer les femmes aux mecs et pourtant, Dieu sait que j’aurais aimé être comme tout le monde ! J’ai regardé ma mère. Elle n’a pas réagi aux paroles de mon père qui me chassait. Elle n’a fait que continuer de pleurer entre ses mains. Alors je suis parti. Je suis remonté dans ma chambre, j’ai fait ma valise – un sac de voyage un peu pourri. Je ruminais sans cesse en pensant qu’ils étaient tous les deux des gros cons, que je n’en avais rien à foutre de leur intolérance, que je n’avais pas besoin d’eux, d’ailleurs que je n’avais jamais eu besoin d’eux… et puis je suis parti.

  2. #2
    JUB Addict
    Join Date
    Jun 2004
    Location
    San Diego
    Orientation
    Gay
    Status
    Single
    Posts
    1,080

    Code of Conduct

    Re: (Intermède) PAS COMME LES AUTRES

    I'm sure this is very interesting, if you can read French. Give us a break.....

  3. #3
    Love is in the air Ramindra's Avatar
    Join Date
    May 2004
    Orientation
    Gay
    Status
    Single
    Posts
    4,364

    Code of Conduct

    Re: (Intermède) PAS COMME LES AUTRES

    Is this a story about the Olympic torch relay that went horribly wrong (or right, depending on your point of view) in Paris?

  4. #4
    Virgin sanka9's Avatar
    Join Date
    Feb 2008
    Location
    Toronto
    Orientation
    Curious
    Status
    Single
    Posts
    48

    Code of Conduct

    Re: (Intermède) PAS COMME LES AUTRES

    Very funny hopayra ........Pardon mon français, mais votre histoire est très ironique et drôle, j'imagine, il y aura un moment où les cours seront hétéro anormale

  5. #5
    ********* JUB Moderator Autolycus's Avatar
    Join Date
    Apr 2003
    Gender
    Male
    Orientation
    Bisexual
    Status
    Married
    Posts
    7,440

    Code of Conduct

    Re: (Intermède) PAS COMME LES AUTRES

    Quote Originally Posted by Fiorino View Post
    I'm sure this is very interesting, if you can read French. Give us a break.....
    Oh well, here is a literal translation. You can polish up the English if you have the inclination!





    Ever since the age of seven, I knew that I am hétéro. Obviously in fact, I was not aware of it. Even if I had then reached what’s called the age of reason! Also, as far as I remember, I was actually on vacation at my grandparents’ when this year, my seventh year was thus, opposite their house, there was a grocer and the person who ran it was a woman that I found super then! I did not weary from watching her busying herself in front of her shop. It is only later that I combined my attraction for women and this shopkeeperl who fascinated me when I was small…

    At school, I preferred to play with the boys rather than with the girls. All the others of my class spent their time with the girls during recreation; not me. I was already aware that this was not a “normal” attitude: I SHOULD have played with the girls in the schoolyard, like everyone! but no. For me well, it was the company of the boys that interested me. Quite pithy jokes, rude made about the girls - to pull their hair, to hustle them, make them fall on the ground,… to even lift their skirts! - and not to play significant and delicate games with them… No. The hopscotch, playing with rubber bands, the headstocks, to play shops, all that did nothing for me. Me, I preferred the fireman’s trucks, the small cars, boxing, the brawl.

    At the college, with sexuality incipient from adolescence, I put myself at guigner the girls who stripped themselves in the cloakroom of gym. Oh, air of nothing, not to touch there… I took more time to change me for better trailing in the gymnasium. I did not say anything, I made just only look at, with the manner of a short-sighted person, with the funny look. I liked when the girls posed their skirts and found themselves into small socquettes and breeches. They chattered merrily without worrying about the glance of the others; they did not test any embarrassment. I stored images and the evening, only, in my bed, I reminded them and that made me bandage and I benefitted from it to shake me.

    One Sunday afternoon, in the friends of my parents, I proposed with their children, a boy and a girl, to play doctor. I did not want obviously to play with the boy, but with his older sister. But we could not disencumber us like that: it was necessary to integrate this small snotty-nosed kid in the play. Then, one pretexted medical secrecy to close the door of the room during the “time of the consultation”. It is as that which I touched the first female sex of my life. Ca was an outstanding experiment. One gave that several times thereafter, into soft of our respective parents, in each time they met to have fun the festival together.

    With the college, I was the only one of my class not to have small buddies. All the other guys left with boys, except me. I was solitary. Obviously, I could not acknowledg to them that me I was not like them; me, I did not love the boys, I loved the girls. Horror! At the time, manners were not so open only now - still that maintaining are to it they as long as that? Always it is that I did not attend anybody. Just a buddy with whom I had sympathized at the beginning of final. He redoubled, it was new in the class (one followed practically all since the second). At the end of a few weeks one sat down coast at coast with the same table and one finished scotchés the every day of this year, one with the other, laughing and joking and to imitate Profs between us. Obviously, it was not my in love; but our complicity made believe in all which we leave together. Ca got to me a cover with respect to the remainder of the company - comrades of class, parents, family… - for them all, I was not odd since I left with a boy. Not what to worry, not what to wonder about my sexuality: I was not “abnormal”, I made like everyone at this age: I had fun with a boy!

    In parallel, I profited from it for reading - into soft - the erotic magazines which introduced girls at hair. I knew that that existed but I did not dare too much to buy some: they were laid out in ray all with the top of the racks, where that which will be useful is immediately located… Then I corroded my brake. Before the age of Internet (if, if, it is one period which existed), it was more difficult to see naked women freely. It was necessary either to buy “specialized” magazines, or to borrow cassettes vidéos porns - in sex shops - or to divide into sheets in Fnac of the books on photography dealing with naked female… In other words, it was not gained in advance to appease its “deviating” inclinations.

    I passed by tops and bottoms, during my first year of FAC. I did not manage to meet somebody. I tried to attend the “medium”: community of the hétéros which did not have shame to be posted publicly with a woman. But I was not frankly gifted for this kind of public claim and the small city in which I lived did not have a district frankly openly straight. People saw themselves especially the evening, in a moved back place, where they gave each other appointment to it. I found that rather glaucous and then it was necessary to furnish proof to my parents these night exits with the other end of the city… Too much complicated.

    I tried during a time to change sexuality. I put myself questions much. I wanted to be at all costs in the standard, like the others, to make like everyone: to have a small buddy, to live together as husband and wife, adopt a dog, to leave on vacation far, often, abroad… I even fell under a marriage bureau, history to meet the heart brother which I did not arrive at me dégotter by myself, incompetent to dredge all alone. At the end of the fourth meeting of a guy that I found attracting as little as the three precedents, I ceased answering the proposals of the agency. Ca cost me more than 6.000 frank (of the time of frank… i.e. prehistory!).

    I failed to commit suicide. Why was I like that? Why was it necessary that I love the girls and not the guys? Why me? I passed by moments of depresses, of cockroach, where I crushed black with length of days, evenings, weekends. The weekend especially. When the buddies leave all limp about it with their guys and that I am the only one to play the single people. When they all are to roll itself there of peel, to be caught by the hand, with bécoter without stop and that I am like an idiot to look at them, envieux, desperate not to be able to post at the great day my difference - to also be able flirter me, but with a girl, it is all the nuance!

    And then one day, I decided to make my coming out. I had read this trick in a magazine for hétéros which I had bought in a merchant of press in the hall of the station of Lyon, while I returned of voyage after having passed a contest far from at home. I had taken my courage with two hands and, after having reflected well, I had concluded from there that by buying this press known as licentious and even if I were to undergo the possible reprobatory glances of the other customers, I did not risk large-thing: I had little chance to cross somebody of my knowledge who could surprising me dividing into sheets Téton. It is there that I read the article there on the coming out, these hétéros which decided all to reveal with their parents; consequences that that could have on their relations with their family, their friends, their colleagues of work, relief, which they called “the exit of the wall cupboard”.

    Then, I launched out. One Sunday at midday, I decided all to reveal. I had the heart which was beating wildly. I had the cut appetite. I did not know how to take to me there. I turned and turned over the words, the sentences in my head, changing the approaches, rewriting the counterparts, imagining the reactions. And then, at the time of the dessert, it came all alone, of a blow: “- Dad, mom, I have some-thing to say to you. (silence) Here, I am hétéro. ”

    My father faded. My mother bleached. She held the salad bowl of chocolate mousse. It fell to him with the hands. She remained the swinging arms, she looked at it being crashed to pieces on the ground, to burst in thousand pieces, the chocolate to make large a floc! to splash its sticking, its shoes, the bottom of its dress. It started to tremble. Like that. Without reason. As if the arctic cold had suddenly fallen down on the house, in full summer. It burst in sobs. Then my father transfered with the red. He shouted me above: “- Do not have You shame! Say, but do not have you shame! You make cry your mother! Be proud for you of you?! But what did one make, good God, but what one made to deserve that? I do not know which retains me…” while raising the hand on me, in a gesture which it however was retained to continue. It sat down, of guingois, was turned over on its chair, looking at my mother who always sanglotait, recroquevillée on itself. It was raised. It looked at me, the bad eye, and it spit me between its teeth: “- You are not any more my son! It is more the sorrow to give the feet here”.

    I did not include/understand. We all are of the human beings, we aspire all to the love. We do not choose the ones - majority - to be homos, the others - a tenth of the population appear-it - to like the opposite sex. Me, in any case, I did not choose to prefer the women with the guys and yet, God knows that I would have liked to be like everyone! I looked at my mother. She did not react to the words of my father who drove out me. She did nothing but continue to cry between her hands. Then I left. I went up in my room, I packed my bag - a bag of a little rotted voyage. I ruminated unceasingly by thinking that they were both of the large idiots, that I did not have of it anything with foutre of their intolerance, that I did not need them, moreover which I had never had need for them… and then I left



  6. #6
    Slut wyndhampaul's Avatar
    Join Date
    Sep 2006
    Location
    Cranbourne, Victoria
    Orientation
    Bisexual
    Status
    Single
    Posts
    268

    Code of Conduct

    Re: (Intermède) PAS COMME LES AUTRES

    Why are parents so stupid? Of course it's a shock, but throwing your child out of your life solves nothing. In fact it only serves to prove to all and sundry your own personal incompetence to handle ones emotions, and the upsets which beset everyone from time to time. This is a great start to another story from Hopayra, and thanks to Autolycus for his translation.

  7. #7
    JUBba the Hutt Frenchie's Avatar
    Join Date
    Dec 2009
    Location
    FRANCE
    Gender
    Male
    Orientation
    Bisexual
    Posts
    2,052

    Code of Conduct

    Re: (Intermède) PAS COMME LES AUTRES

    Quote Originally Posted by hopayra View Post
    Premier âge



    Depuis l’âge de sept ans, je sais que je suis hétéro. En fait et évidemment, je n’en avais pas conscience. Même si j’avais alors atteint ce que l’on nomme l’âge de raison ! D’aussi loin que je me rappelle, j’étais en effet en vacances chez mes grands-parents quand cette année-là, l’année de mes sept ans donc, en face de leur maison, il y avait une épicerie et la personne qui la tenait était une femme que je trouvais alors super canon ! Je ne me lassais pas de la regarder s’activer devant sa devanture. Ce n’est que plus tard que j’ai fait le rapprochement entre mon attirance pour les femmes et cette commerçante qui me fascinait quand j’étais petit…

    A l’école, je préférais jouer avec les garçons plutôt qu’avec les filles. Tous les autres de ma classe passaient leur temps avec les filles à la récré ; moi, non. J’avais déjà conscience que ce n’était pas là une attitude « normale » : j’aurais DÛ jouer avec les filles dans la cour d’école, comme tout le monde ! mais non. Moi, c’était la compagnie des garçons qui m’intéressaient. Les plaisanteries bien grasses, les crasses faites aux filles – leur tirer les cheveux, les bousculer, les faire tomber par terre, …leur soulever leurs jupes même !! – et pas faire des jeux sensibles et délicats avec elles… Non. La marelle, le jeu de l’élastique, les poupées, jouer à la marchande, tout ça ne me disait rien. Moi, je préférais les camions de pompier, les petites voitures, la boxe, la bagarre.

    Au collège, avec la sexualité naissante de l’adolescence, je me suis mis à guigner les filles qui se déshabillaient dans le vestiaire de gym. Oh, l’air de rien, de ne pas y toucher… Je prenais plus de temps pour me changer pour mieux traîner dans le gymnase. Je ne disais rien, je ne faisais juste que regarder, à la manière d’un bigleux, avec le regard de travers. J’aimais bien quand les filles posaient leurs jupes et se retrouvaient en petites socquettes et en culottes. Elles bavardaient gaiement sans se soucier du regard des autres ; elles n’éprouvaient aucune gêne. J’emmagasinais des images et le soir, seul, dans mon lit, je me les remémorais et ça me faisait bander et j’en profitais pour me branler.

    Un dimanche après-midi, chez les amis de mes parents, j’ai proposé à leurs enfants, un garçon et une fille, de jouer au docteur. Je ne voulais bien évidemment pas jouer avec le garçon, mais avec sa grande sœur. Mais nous ne pouvions pas nous en débarrasser comme ça : il fallait intégrer ce petit morveux dans le jeu. Alors, on prétextait du secret médical pour fermer la porte de la chambre pendant le « temps de la consultation ». C’est comme ça que j’ai touché le premier sexe féminin de ma vie. Ca a été une expérience marquante. On a remis ça plusieurs fois par la suite, en douce de nos parents respectifs, à chaque fois qu’ils se réunissaient pour faire la fête ensemble.

    Au lycée, j’étais le seul de ma classe à ne pas avoir de petits copains. Tous les autres mecs sortaient avec des garçons, sauf moi. J’étais solitaire. Evidemment, je ne pouvais pas leur avouer que moi je n’étais pas comme eux ; moi, je n’aimais pas les garçons, j’aimais les filles. Horreur ! A l’époque, les mœurs n’étaient pas si ouvertes que maintenant – encore que maintenant le sont-elles tant que ça ? Toujours est-il que je ne fréquentais personne. Juste un copain avec qui j’avais sympathisé en début de terminale. Lui redoublait, il était nouveau dans la classe (on se suivait pratiquement tous depuis la seconde). Au bout de quelques semaines on s’est assis côte à côte à la même table et on a fini scotchés tous les jours de cette année-là, l’un à l’autre, à rire et à plaisanter et à imiter les profs entre nous. Evidemment, ce n’était pas mon amoureux ; mais notre complicité faisait croire à tous que nous sortions ensemble. Ca me procurait une couverture vis-à-vis du reste de la société – camarades de classe, parents, famille… – pour eux tous, je n’étais pas bizarre puisque je sortais avec un garçon. Pas de quoi s’inquiéter, pas de quoi s’interroger sur ma sexualité : je n’étais pas « anormal », je faisais comme tout le monde à cet âge : je m’amusais avec un garçon !

    Parallèlement, j’en profitais pour lire – en douce – les magazines érotiques qui présentaient des filles à poil. Je savais que ça existait mais je n’osais pas trop en acheter : ils étaient disposés en rayon tout au sommet des étagères, là où celui qui va se servir est tout de suite repéré… Alors je rongeais mon frein. Avant l’âge d’Internet (si, si, c’est une période qui a existé), il était plus difficile de voir des femmes nues librement. Il fallait soit acheter des magazines « spécialisés », soit emprunter des cassettes vidéos pornos – dans des sex-shops – soit feuilleter à la Fnac des livres sur la photographie traitant du nu féminin… Autrement dit, ce n’était pas gagné d’avance d’assouvir ses penchants « déviants ».

    Je suis passé par des hauts et des bas, pendant ma première année de fac. Je n’arrivais pas à rencontrer quelqu’un. J’ai essayé de fréquenter le « milieu » : la communauté des hétéros qui n’avaient pas honte de s’afficher publiquement avec une femme. Mais je n’étais pas franchement doué pour ce genre de revendication publique et la petite ville dans laquelle je vivais n’avait pas franchement de quartier ouvertement straight. Les gens se voyaient surtout le soir, dans un endroit reculé, où ils s’y donnaient rendez-vous. Je trouvais ça plutôt glauque et puis il fallait justifier auprès de mes parents ces sorties nocturnes à l’autre bout de la ville… Trop compliqué.

    J’ai tenté pendant un temps de changer de sexualité. Je me suis beaucoup posé de questions. Je voulais à tout prix être dans la norme, comme les autres, faire comme tout le monde : avoir un petit copain, vivre maritalement, adopter un chien, partir en vacances loin, souvent, à l’étranger… Je me suis même inscrit dans une agence matrimoniale, histoire de rencontrer l’âme frère que je n’arrivais pas à me dégotter par moi-même, incapable de draguer tout seul. Au bout de la quatrième rencontre d’un mec que je trouvais tout aussi peu attirant que les trois précédents, j’ai cessé de répondre aux propositions de l’agence. Ca m’a coûté plus de 6.000 francs (de l’époque des francs… c’est-à-dire la préhistoire !).

    J’ai failli me suicider. Pourquoi est-ce que j’étais comme ça ? Pourquoi fallait-il que j’aime les filles et pas les mecs ? Pourquoi moi ? Je suis passé par des moments de déprime, de cafard, où je broyais du noir à longueur de journées, de soirées, de week-ends. Le week-end surtout. Quand les copains sortent tous en boites avec leurs mecs et que je suis le seul à jouer les célibataires. Quand ils sont tous là à se rouler des pèles, à se prendre par la main, à se bécoter sans arrêt et que je suis comme un con à les regarder, envieux, désespéré de ne pas pouvoir afficher au grand jour ma différence – pouvoir flirter moi aussi, mais avec une fille, c’est toute la nuance !

    Et puis un jour, j’ai décidé de faire mon coming out. J’avais lu ce truc dans un magazine pour hétéros que j’avais acheté chez un marchand de presse dans le hall de la gare de Lyon, tandis que je rentrais de voyage après avoir passé un concours loin de chez moi. J’avais pris mon courage à deux mains et, après avoir bien réfléchi, j’en étais arrivé à la conclusion qu’en achetant cette presse dite licencieuse et même si je devais subir les éventuels regards réprobateurs des autres clients, je ne risquais pas grand-chose : j’avais peu de chance de croiser quelqu’un de mes connaissances qui pourrait me surprenant en train de feuilleter Téton. C’est là que j’y ai lu l’article sur le coming out, ces hétéros qui décidaient de tout révéler à leurs parents ; les conséquences que cela pouvaient avoir sur leurs relations avec leur famille, leurs amis, leurs collègues de travail, le soulagement, ce qu’ils appelaient « la sortie du placard ».

    Alors, je me suis lancé. Un dimanche à midi, j’ai décidé de tout révéler. J’avais le cœur qui battait la chamade. J’avais l’appétit coupé. Je ne savais pas comment m’y prendre. Je tournais et retournais les mots, les phrases dans ma tête, changeant les approches, réécrivant les répliques, imaginant les réactions. Et puis, au moment du dessert, c’est venu tout seul, d’un coup : « – Papa, maman, j’ai quelque-chose à vous dire. (silence) Voilà, je suis hétéro. »

    Mon père a pâli. Ma mère a blanchi. Elle tenait le saladier de mousse au chocolat. Il lui est tombé des mains. Elle est restée les bras ballants, elle l’a regardé se fracasser sur le sol, éclater en mille morceaux, le chocolat faire un grand floc ! éclabousser ses collants, ses chaussures, le bas de sa robe. Elle s’est mise à trembler. Comme ça. Sans raison. Comme si le froid polaire s’était soudainement abattu sur la maison, en plein été. Elle a éclaté en sanglots. Alors mon père a viré au rouge. Il m’a crié dessus : « – T’as pas honte ! Dis, mais t’as pas honte ! Tu fais pleurer ta mère ! T’es fier de toi ?! Mais qu’est-ce qu’on a fait, bon Dieu, mais qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? Je sais pas c’qui m’retient de … » en levant la main sur moi, dans un geste qu’il s’est toutefois retenu de poursuivre. Il s’est assis, de guingois, s’est retourné sur sa chaise, regardant ma mère qui sanglotait toujours, recroquevillée sur elle-même. Il s’est relevé. Il m’a regardé, l’œil mauvais, et il m’a craché entre ses dents : « – Tu n’es plus mon fils ! C’est plus la peine de remettre les pieds ici ».

    Je ne comprenais pas. Nous sommes tous des êtres humains, nous aspirons tous à l’amour. Nous ne choisissons pas les uns – la majorité – d’être homos, les autres – un dixième de la population paraît-il – d’aimer le sexe opposé. Moi, en tout cas, je n’ai pas choisi de préférer les femmes aux mecs et pourtant, Dieu sait que j’aurais aimé être comme tout le monde ! J’ai regardé ma mère. Elle n’a pas réagi aux paroles de mon père qui me chassait. Elle n’a fait que continuer de pleurer entre ses mains. Alors je suis parti. Je suis remonté dans ma chambre, j’ai fait ma valise – un sac de voyage un peu pourri. Je ruminais sans cesse en pensant qu’ils étaient tous les deux des gros cons, que je n’en avais rien à foutre de leur intolérance, que je n’avais pas besoin d’eux, d’ailleurs que je n’avais jamais eu besoin d’eux… et puis je suis parti.
    C'est une belle histoire, bien écrite et emplie d'une ironie tout à fait plaisante ! J'espère que tu as trouvé le bonheur
    Excuse my bad English but I am French and thus I speak usually only about French http://pics-aeronef.discutfree.com/u...s/smiley_f.gif

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts
  •  
Terms of Service | Privacy Policy | About JustUsBoys.com | Site Map | RSS | Webmasters | Advertise | Link to JUB | Report A Bug on this Page

Visit our sister sites: Broke Straight Boys | CollegeDudes.com | CollegeBoyPhysicals.com | RocketTube
All models appearing on JustUsBoys.com were over 18 at the time of photography. The records for sexually explicit images required by U.S. 2257 are kept by the
individual producers of the images. The location of the records is available by clicking the Custodian of Records link at the bottom of each gallery page.
© 2012 JustUsBoys.com. The JustUsBoys.com name and logo are registered trademarks. Labeled with ICRA and RTA. Member of ASACP and The Free Speech Coalition.